CAHP-IDF

Etes-vous en phase avec ces 5 orientations ?
  • • Mobiliser les initiatives citoyennes « Le Mouvement doit lier les habitants et les acteurs de l’habitat participatif »
Le Mouvement doit sensibiliser les habitants aux aspects dépassant le strict cadre du logement sur l’innovation qu’apporte leur choix de vivre en habitat participatif à la société : recréer du lien social solide quand l’emploi et les liens traditionnels se délitent, développer un esprit solidaire et citoyen dans la ville, mettre en place des initiatives de coopération dont l’utilité dépasse les seuls groupes de voisins, expérimenter des formes démocratiques ouvertes aux autres, telles que la prise de décision au consentement.
Le Mouvement doit organiser la prise en compte des demandes des habitants (intérêts objectifs) par les acteurs de l’habitat participatif. Il doit permettre de développer la capacité de dire de chacun quel que soit son bagage culturel, son statut social, son expérience, ces savoir-faire et ses compétences. Enfin, Il doit mettre en place les éléments qui permettent aux habitants de sortir d’une relation consumériste avec les professionnels de l’habitat. Il doit également faire respecter par les habitants le savoir faire professionnel des acteurs, ainsi que les modalités d’organisation mises en place d’un commun accord.
• Inspirer le plus grand nombre : « Notre vocation, c’est de renouveler la façon de faire la ville »
Le Mouvement doit mobiliser tous les citoyens autour des innovations particulièrement utiles qu’il apporte à la manière dont la démocratie locale peut s’emparer de la question urbaine. Il s’agit à la fois d’élargir la possibilité d’accueil de nouvelles populations sans diminuer les superficies naturelles (limiter l’étalement urbain), d’offrir de nouvelles formes de parcours résidentiels aux plus modestes et transformer le voisinage de situation subie en force collective construite (faire la ville dans la ville).
  • • Partager les ressources techniques : « La Coordin’action doit être un lieu ressource, notamment via l’observatoire juridique et financier »
Le Mouvement doit transformer en ressource accessible à tous des retours d’expérience synthétisés et objectivés. Cela va pour les points techniques tels que les questions juridiques et financières, les parcours d’émergence des initiatives, mais aussi pour les points relevant d’un bon sens largement partagé, telles que les questions de gouvernance, et la lutte constante pour maintenir un dynamisme efficace, sans s’épuiser dans les excès du dialogue propres à tous collectifs d’habitants.
• Innover pour un mouvement en constante réinvention : « La Coordin’action a vocation à favoriser l’innovation et à se positionner en agitateur d’idées »
Le Mouvement doit contribuer à faire sortir l’habitat participatif d’une vision expérimentale pour passer progressivement d’une expérience vécue par 0,005 % de la population à une expérience vécue par 1% de la population en travaillant deux questions essentielles :
• rendre possible en accompagnant des personnes éloignées de telle démarche en personnes capables de le faire, et
• faciliter la démarche pour la rendre accessible aux plus grand nombre. La marge de progression est si forte que la partie « recherche et développement » de notre mouvement devrait être très active, à partir d’une part de réflexions travaillées en propre par chacun dans son territoire, et la capitalisation par le retour d’expérience.
  • • Fédérer l’ensemble des acteurs de l’habitat participatif « La Coordin’action doit être à l’initiative de ponts entre les réseaux »
Le mouvement s’est bâti sur l’engagement des habitants des projets d’habitat participatif à la fois forte et peu reconnue. En effet, si les habitants et leurs collectifs font nombre et sont l’élément clé de la réussite de l’habitat participatif, le mouvement citoyen reste faible dans une société où l’investissement bénévole est méprisé, tant en termes de légitimité que de soutien financier. Il se développe dans un écosystème atomisé entre divers réseaux (USH, Collectivités, Professionnels…) dont aucun à une masse critique suffisante pour influer significativement les politiques publiques nécessaires le développement de cet habitat pour tous.
Il est donc indispensable de tendre à fédérer l’ensemble des acteurs de l’écosystème en croisant les regards et les spécificités de positionnement de chacun sans les opposer. En portant cette initiative au travers d’efforts de conviction auprès de chacun, la coordin’action affirmera la place centrale des habitants dans l’habitat participatif. Ce faisant, cessons d’affirmer une pseudo spécificité du mouvement des habitants qui dessert notre légitimité et soyons à l’initiative de rapprochement permettant de sortir de visions parfois concurrentielles pour faire mouvement entre acteurs complémentaires : les habitants, les élus ont la légitimité citoyenne ; les professionnels, leur implication nous est nécessaire ; les opérateurs de logements sociaux permettent d’ouvrir l’habitat participatif. Tous agissent sur le développement de l’habitat participatif dans leurs propres jeux de contraintes. A nous de favoriser leur décloisonnement.
Quelles sont les orientations qui vous semblent les plus importantes ? (mettre éventuellement une note de 1-plus important à 5-moins important) Plutôt qu’un classement par ordre d’importance, un classement par ordre d’urgence :
1. Fédérer l’ensemble des acteurs de l’habitat participatif « La Coordin’action doit être à l’initiative de ponts entre les réseaux »
2. Partager les ressources techniques : « La Coordin’action doit être un lieu ressource, notamment via l’observatoire juridique et financier et la capitalisation par retour d’expérience (Ex : Etude QPV) »
3. Mobiliser les initiatives citoyennes « Le Mouvement doit lier les habitants et les acteurs de l’habitat participatif »
4. Inspirer le plus grand nombre : « Notre vocation, c’est de renouveler la façon de faire la ville »
5. Innover pour un mouvement en constante réinvention : « La Coordin’action a vocation à favoriser l’innovation et à se positionner en agitateur d’idées »
Quelles sont selon vous les actions que doit mener la Coordin'action ? Les missions de la coordin’action découlent largement des orientations stratégiques et du plan d’action qui se dégagera de la phase de rénovation, il est sans doute nécessaire de distinguer les missions des outils
Mission : Plaidoyer et contribution aux politiques publiques et réglementaires ?
Cette modalité d’action, orientée en direction des pouvoirs publics, a obtenu des résultats au-delà de toute espérance. Ce ne doit plus être un objectif prioritaire, même s’il est nécessaire de rester vigilant sur le sujet. Aujourd’hui ce sujet passe par la mobilisation et l’adaptation progressive du droit commun. Les plaidoyers doivent être portés de façon partagée avec les acteurs concernés de l’écosystème.
Mission : Animation/facilitation des chantiers transversaux/Etude-action ?
Il est essentiel de multiplier les chantiers transversaux d’étude-action, notamment les retours d’expériences parce qu’ils vont nous permettre de consolider nos expériences entre quelques associations ou coopératives du réseau pour la portée à connaissance auprès de tous au niveau national et aussi de construire des liens durables avec nos partenaires.
Mission : Organisation d'évènements (JPO, RNHP, ...) ?
Il est important que soient régulièrement organisés différents évènements, à un rythme qui doit cependant respecter les capacités de chaque association ou coopérative régionale :
- Les JPO sont trop laissées à l’initiative des collectifs eux-mêmes. Il conviendra progressivement de renforcer le sens de cette initiative en décrivant le rôle de chacun des intermédiaires indispensables à leur réussite.
- Les RNHP deviennent un évènement trop important pour être reproduit fréquemment. Il convient de mettre en place une forme de journées régionales/nationales se déroulant chaque semestre, chacune à la charge de l’association/coopérative régionale l’organisant, avec systématiquement, une demi-journée interrégionale prise en charge par la coordin’action.
Outils : BDD projets, Outil de mise en lien, Agenda partagé, Centre de ressources,...) ?
Il importe d’examiner l’utilité des différents outils cités pour les associations ou coopératives régionales. Mise en œuvre au niveau national la BDD ne prendra tout son sens que si les organisations territoriales s’en emparent et assure la consolidation et la mise à jour des informations qu’elle contient.
En zone urbaine les projets d’HP sont de moins en moins issus d’initiatives habitantes (les habitants sont peu à l’initiative des projet), ce type d’outil de mise en lien ne correspond pas au type d’outil de travail collaboratif qui est nécessaire pour assurer la médiation de mise en lien au sein de groupes qui grandissent ensemble à l’occasion d’un projet ?
L’Agenda partagé est-il utile au regard des outils dont nous développons chacun dans nos associations ou nos coopératives. Au niveau opérationnel le fonctionnement en parallèle entre 3 environnement informatiques différents, deux systèmes de sauvegarde (protections de données confidentielles), cinq agendas partagés, est particulièrement chronophage.
Mission : Communication grand public sur l'HP ?
Chaque association ou coopérative régionale développe ses propres outils de communication grand public en fonction des problématiques spécifiques à son territoire. Le rôle de la coordin’action pourrait être de synthétiser et de diffuser auprès de ses membres les argumentaires thématiques utilisés par les associations/coopératives régionales.

Quelles sont selon vous les actions que doit mener la Coordin'action ? :
Deux types d’action sont du ressort de la coordin’action :
1. développer les actions nationales qui ne peuvent être du ressort des associations et coopératives régionales. Il s’agit de mettre en place les éléments de coordination des différents réseaux, le suivi des politiques nationales, les actions transversales de type étude-action à mener par des binômes ou mieux des trinômes d’associations et coopératives.
2. aider à renforcer l’action et l’organisation des associations et coopératives territoriales. Il s’agit d’organiser la mise en commun par les associations et coopératives régionales de leurs modalités d’organisation, de leurs priorités, de leurs pratiques à l’égard des partenaires professionnels ou institutionnels, un examen des méthodes de mise en place de projets, d’accompagnement de projets, de mobilisation des habitats en place, de formation en direction des habitants, de contrôle habitant en direction des autres acteurs.
Selon vous, qui participe et selon quelles modalités aux actions de la Coordin'action ? • La Coordin'action peut-elle s'adresser, de manière complémentaire aux associations régionales/locales, à tous les groupes et futurs habitants pour promouvoir la thématique de l'Habitat Participatif (dire qu'elle existe, faire des propositions, ...) ?
La coordin’action est une fédération d’association et coopérative. Chacune d’entre elle est maitre du développement de l’H.P. dans son territoire, elle en connaît les spécificités et les jeux d’acteurs et donc est seule légitime pour y définir sa politique de développement de l’habitat participatif. La coordin’action ne s’adresse qu’a ses membres associations territoriales, coopératives. Elle synthétise les messages régionaux, et les nourrit par ses argumentaires. Elle relaie les demandes des groupes de citoyens et des futurs habitants.
  • • Les chantiers portés par la Coordin'action doivent-ils être ouverts à toutes les personnes intéressées (réseaux partenaires, futurs habitants, groupes,...) ? En terme de visibilité d'une part et de contribution d'autre part ?
Chaque chantier/projet de la coordin’action est porté par un Binôme d’associations dans le cadre d’une lettre de mission précise (Organisation transitoire). C’est ce binôme qui définit suivant les projets l’implication des réseaux partenaires ou des collectifs d’habitants à impliquer dans la thématique.
• L’organisation transitoire par chantier doit elle se poursuivre en l’ouvrant à des contributeurs extérieurs à la Coordin’action ?
Bien-sûr comme défini ci-dessus
• La légitimité des contributeurs aux chantiers est-elle basée sur le travail fourni (et donc sur l'implication et l'expertise) ou sur la base d'un mandat de représentation ?
Doivent être définis dans la lettre de mission les mandats de représentation, l’implication et l’expertise des acteurs.
• Débat professionnels /citoyens : jusqu'où les professionnels veulent ils / peuvent-ils partager leurs ressources ?
Le rôle de la coordin’action à l’égard des professionnels doit être fondé sur les points suivants :
- Sortir d’un commun accord des modalités concurrentielles et consuméristes pour organiser au mieux le développement de l’habitat participatif (de plus en plus de missions sont soumises aux marchés publics)
- Confier aux associations des actions de contrôle et de développement (comprenant nécessairement des savoir-faire professionnels) sur les éléments essentiels de l’habitat participatif : constitution et animation des collectifs d’habitants, projet de voisinage, gouvernance programmation participative et.
- Les professionnels sont au service des collectifs d’habitants et/ou des opérateurs qui initie les projets, les associations/coopératives régionales doivent être au service de l’idée de l’habitat participatif, et pouvoir la garantir.
• Selon vous, qui participe et selon quelles modalités aux actions de la Coordin'action ? :
Les membres de la coordin’action participent aux actions de la coordin’action. D’autres acteurs peuvent y participer dans le cadre de conventions de partenariat.
Selon vous, qui peut adhérer à la Coordin'action et sous quelle forme ?
L’adhésion est naturellement fédérale en adhérant à une association territoriale membre de la coordin’action ont adhère indirectement à la fédération. Pas d’adhésion directe à la coordin’action au risque d’affaiblir les structures territoriales

La coordin’action s’étant érigée sur une responsabilité nationale, doit s’organiser comme le sont les organisations nationales, comme un rassemblement d’un certain nombre de territoires significatifs (régions et/ou métropoles).
On doit pouvoir y ajouter 4 à 6 associations ou coopératives nationales prenant en charge des aspects spécifiques de l’habitat participatif, et s’engageant dans le respect des activités des organisations régionales en place ou à mettre en place.
Seules les structures d’utilité sociale territoriale (association ou SCIC), peuvent être membres. La coordin’action ayant pour ambition d’accompagner la couverture de l’ensemble du territoire. Avec comme condition que la représentation habitante (directe ou indirecte) soit majoritaire dans la gouvernance.
D’autre partenaires dans le cadre d’une évolution vers une gouvernance par collèges
Selon vous, quel mode de gouvernance devrait être appliqué ?
Association avec collèges, Conseil de surveillance et directoire
Recherche d’un mode de gouvernance moins chronophage et prenant en compte la raréfaction des disponibilités militantes, pour pouvoir se concentrer sur les projets conduisant sans doute à sortir de la logique de comité de pilotage pour mettre en place un conseil de surveillance (toutes les associations membres) et un directoire resserré en charge de mettre en œuvre le plan d’action
Selon vous, quels sont les outils et les moyens à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs de la Coordin'action ? La réponse à ces questions dépend des orientations stratégiques que nous arrêterons, du plan d’action et du modèle économique qui en découlera. Elles sont donc prématurées
Personne contact Frédérique Debruille
CahpIdf (Où va-t-on ensemble ?)
créée le 25.05.2018 à 15:46